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Bottega Veneta se tresse des lauriers
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La valeur montante de PPR dépasse les exigences de ses dirigeants : en jouant la carte des séries limitées et des exclusivités, elle est devenue une perle de Gucci Group

Quand PPR achète la marque en 2001, elle est au bord du gouffre. Elle a connu son heure de gloire dans les années 1970 quand Jackie Kennedy et Andy Warhol en avaient fait la référence de la jet-set. Puis les fondateurs engagent de nouveaux stylistes britanniques et la marque ne s’en remettra pas. Jusqu’en 2001, Tom Ford à l’époque styliste vedette de la maison engage l’Allemand Tomas Maier, un ancien d’Hermès parti dessiner des maillots de bain à Miami. A la tête de la création, celui-ci réveille la société en maison de luxe.

Patrizio Di Marco, ex Vuitton et ex-Prada est nommé président de Bottega Veneta va donner les moyens nécessaires à une expansion internationale.

En trois semaines de juin 2001, Tomas Maier bâtit une collection, le succès est immédiat. Bottega Veneta a trouvé son positionnement. Elle reste discrète, ses sacs ne comportent pas de logo. Elle joue la carte des séries limitées, et des exclusivités bref de la rareté.

Qu’est-ce qui différencie cette marque si prisée?

C’est son savoir faire artisanal.
2 jours de travail, c’est le temps que nécessite la fabrication d’un cabas, mais vous n’en trouverez que 1250 exemplaires par saison. Le prix minimal est de 3 000€, les modèles en croco peuvent aller jusqu’à 55 000€, certains sacs en python (10 000 €), produits en dix exemplaires sont déjà réservés pour la prochaine collection. Tomas Maier a souhaité un décor inspiré d’un intérieur du XVIIIème siècle avec un cabinet de curiosités où sont présentés les modèles les plus rares. Voici les secrets de jouvence de cette marque qui monte.

http://www.challenges.fr/recherche/20070705.CHAP1019758/bottega_veneta_se_tresse_des_lauriers.html

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